12ème législature
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Question N° : |
de |
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Ministère interrogé : |
agriculture et pêche |
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Ministère attributaire : |
agriculture et pêche |
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Question publiée au JO le : |
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Réponse publiée au JO le : |
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Rubrique : |
agroalimentaire |
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Tête d'analyse : |
équarrissage |
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Analyse : |
financement. perspectives |
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Texte de la
QUESTION : |
M. Jean-Pierre Blazy sollicite l'attention de
M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur la situation
difficile des petites entreprises de boucherie. Elles ont dû supporter les
conséquences morales et financières des diverses mesures de sécurité sanitaire
dues à la crise de la vache folle. Parmi ces mesures, figure le retrait des
os de la colonne vertébrale des bovins de plus de douze mois. Cet os est
classé matériau à risque spécifié et est éliminé par un circuit autorisé
assuré par les équarisseurs, les frais sont partiellement couverts par une
aide de 1 000 euros. L'État, en lien avec la filière viande a décidé de
réformer le service public de l'équarrissage pour alléger les charges qui
pèsent sur |
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Texte de la
REPONSE : |
L'attention du ministère chargé de l'agriculture a été
appelée sur les conditions de sortie des sous-produits issus de la découpe
des bovins en boucherie du périmètre du service public de l'équarrissage
(SPE). L'élimination de ces sous-produits, les colonnes vertébrales de
bovins, se caractérise par une prédominance des opérations de collecte. Si
cette prestation ne concerne qu'un faible volume à l'échelle de
l'équarrissage français (1,6 % du poids des déchets), le coût de la
collecte, représentant plus de 90 % du montant global de la prestation
d'élimination, est le facteur déterminant de possibles économies. Afin de
réduire les frais de collecte, le Gouvernement a récemment autorisé
l'allongement des délais de conservation de ces sous-produits jusqu'à une
durée de deux semaines, voire d'un mois, sous certaines conditions
sanitaires. Parallèlement, et dans un même souci de rationalisation des coûts
consacrés à l'élimination des sous-produits, les professionnels du secteur
ont proposé, en juillet dernier, un protocole d'expérimentation de nouvelles
modalités de collectes et de transport de ces déchets. Partageant cette
démarche, le ministère chargé de l'agriculture a souhaité qu'une telle
expérimentation puisse se faire dans le respect des exigences réglementaires
relatives à l'entreposage et au transport des sous-produits, dès le début du
mois de novembre 2005 et pour une durée de cinq mois. Si les résultats
de cette expérimentation devaient se révéler satisfaisants, un ou plusieurs
dispositifs de collecte des sous-produits issus des boucheries pourraient
être mis en place et permettraient de dégager des économies substantielles
sur cette prestation. Par ailleurs, la réforme du service public de
l'équarrissage engagée depuis le début 2004 vise à mettre le dispositif
national en conformité avec les règles de financement définies au plan
communautaire, à en rationaliser le fonctionnement et à en limiter le coût.
En termes d'organisation, la volonté du législateur a été de réduire le
périmètre du service public à la stricte activité d'équarrissage concernant
les cadavres d'animaux collectés en exploitations agricoles. Cette mesure,
qui est entrée en application le 1er octobre dernier, s'est traduite par
l'ouverture à la libre contractualisation des prestations d'élimination des
déchets produits par les abattoirs et les ateliers de découpe. Le maintien
temporaire des prestations réalisées auprès des bouchers dans le cadre du
service public de l'équarrissage jusqu'à la fin de l'année 2005 a été
décidé afin de permettre la mise en oeuvre progressive des nouveaux délais de
conservation et le lancement des expérimentations locales conduites par la
fédération nationale des bouchers-charcutiers. Depuis le
1er janvier 2006, les prestations de collecte et d'élimination des
déchets provenant des boucheries relèvent elles aussi de relations
commerciales entre les bouchers et les équarrisseurs. La possibilité de
récupérer la taxe sur la valeur ajoutée sur le prix des prestations de
collecte et d'élimination des sous-produits et la rationalisation des
collectes sont susceptibles d'occasionner des économies de 50 % sur les
coûts constatés en 2005. Tenant compte de ces éléments et conscient des
implications de cette réforme sur le fonctionnement de ces entreprises, le
Gouvernement apportera son soutien au secteur de la boucherie en 2006
par une aide de 500 euros par an et par boucherie, dont la gestion est
confiée au ministère en charge des PME. |
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