Jean-Pierre
Blazy est intervenu en Commission des lois le mardi 15 novembre pour s'opposer
au projet de loi prolongeant l'état d'urgence.
Extrait du
compte-rendu:
M.
Jean-Pierre Blazy, évoquant le contexte particulier des événements d'Algérie ou de Nouvelle-Calédonie,
s'est demandé si les circonstances actuelles pouvaient être qualifiées de
« situation de péril imminent » ou de « calamités
publiques » selon les termes de l'article 1er de
la loi du 3 avril 1955. Il s'est inquiété d'une éventuelle banalisation de
l'état d'urgence si celui-ci était déclaré à chaque émeute urbaine et a estimé
que les réponses durables exigées, tant sur le plan de la sécurité que sur le
plan socio-éducatif, étaient d'une autre nature. Il a ensuite exprimé des
doutes sur l'intérêt du recours à cet outil, constatant que la période
d'émeutes touche à sa fin et que les préfets ont relativement peu utilisé les
moyens exceptionnels mis à leur disposition. Il a conclu que le déclenchement
de l'état d'urgence tend surtout à impressionner l'opinion publique pour
masquer l'échec de la politique gouvernementale.