Gonesse, le 22 août 2005

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BLAZY

 

Député-Maire de Gonesse

Membre de la Mission d’information parlementaire sur la sécurité

 du transport aérien de voyageurs

 

SECURITE AERIENNE : PREVENTION OU RESIGNATION ?

QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ?

 

Personne ne peut accepter le fatalisme vis-à-vis de l’insécurité aérienne et la banalisation de la catastrophe aérienne. Jean-Pierre BLAZY exprime sa vive émotion suite au crash survenu au Venezuela qui a fait 152 morts. Parmi les victimes, deux familles gonessiennes sont concernées. Jean-Pierre BLAZY leur témoigne tout son soutien dans l’épreuve qu’elles traversent.    

 

En janvier 2004, une mission d’information parlementaire a fait suite au drame de Charm el-Sheikh qui causa la mort de 148 personnes dont 135 français.

40 propositions ont été formulées et soumises au gouvernement.

 

Suite aux crashs et incidents aériens à répétition qui sont survenus cet été, Jean-Pierre BLAZY se demande si ce travail parlementaire auquel il a participé il y plus d’un an a servi à quelque chose ?

 

En effet, aucune de ces propositions déclinées au niveau de l’OACI, au niveau européen et au niveau national figurant dans le rapport parlementaire n°1717 n’est aujourd’hui mise en application. Par exemple, l’une des propositions de ce rapport est de renforcer le suivi par le Parlement des questions touchant à la sécurité aérienne en organisant une conférence parlementaire annuelle réunissant les organes compétents des assemblées et les principaux responsables publics et industriels. Il s’agit d’évaluer la mise en place de ces propositions par le gouvernement (proposition 40, page 277). Or, cette conférence ne s’est jamais tenue.

 

Doit-on refaire une mission d’information après chaque crash ?

 

Il est temps d’arrêter de banaliser les crashs des avions, de céder à une attitude compassionnelle, de résignation. Que fait le gouvernement pour assurer la sécurité des passagers comme des populations riveraines des aéroports ?

 

Il faut immédiatement produire une liste noire des compagnies aériennes ainsi qu’assurer la transparence sur le trop grand nombre d’incidents enregistrés en vol ou au sol ( ex : remise de gaz, incursion sur piste, etc.)

 

La Commission européenne, comme elle l’avait annoncée en février, devrait publier prochainement une liste noire. Pendant ce temps, le gouvernement ne saurait se limiter à la simple labellisation visant à désigner les compagnies aériennes les plus sûres.

Jean-Pierre BLAZY rappelle que la Grande-Bretagne à d’ores et déjà diffusée une liste noire des compagnies aériennes interdites sur son territoire.

 

Certes, le risque zéro n’existe pas en matière de sécurité aérienne. Pour autant il s’agit dès aujourd’hui de mettre en place une véritable politique de prévention des risques en vol et au sol sur les plates-formes. C’est à cette condition que le transport aérien pourra se développer de façon durable.

 

Contact presse : Matthieu de Vriendt

01.39.88.60.60