Député-Maire de Gonesse
Membre de la Mission
d’information parlementaire sur la sécurité
du transport aérien de voyageurs
Personne
ne peut accepter le fatalisme vis-à-vis de l’insécurité aérienne et la
banalisation de la catastrophe aérienne. Jean-Pierre BLAZY exprime sa vive
émotion suite au crash survenu au Venezuela qui a fait 152 morts. Parmi les
victimes, deux familles gonessiennes sont concernées. Jean-Pierre BLAZY leur
témoigne tout son soutien dans l’épreuve qu’elles traversent.
En
janvier 2004, une mission d’information parlementaire a fait
suite au drame de Charm el-Sheikh qui causa la mort de 148 personnes dont 135
français.
40 propositions ont été
formulées et soumises au gouvernement.
Suite aux crashs et
incidents aériens à répétition qui sont survenus cet été, Jean-Pierre BLAZY se
demande si ce travail parlementaire auquel il a participé il y plus d’un an a
servi à quelque chose ?
En effet, aucune de ces
propositions déclinées au niveau de l’OACI, au niveau européen et au niveau
national figurant dans le rapport parlementaire n°1717 n’est aujourd’hui mise
en application. Par exemple, l’une des propositions de ce rapport est de
renforcer le suivi par le Parlement des questions touchant à la sécurité
aérienne en organisant une conférence parlementaire annuelle réunissant les
organes compétents des assemblées et les principaux responsables publics et
industriels. Il s’agit d’évaluer la mise en place de ces propositions par le
gouvernement (proposition 40, page 277). Or, cette conférence ne s’est
jamais tenue.
Doit-on refaire une
mission d’information après chaque crash ?
Il est temps d’arrêter de
banaliser les crashs des avions, de céder à une attitude compassionnelle, de
résignation. Que fait le gouvernement pour assurer la sécurité des passagers
comme des populations riveraines des aéroports ?
Il faut immédiatement produire une liste noire des compagnies aériennes ainsi qu’assurer la transparence sur le trop grand nombre d’incidents enregistrés en vol ou au sol ( ex : remise de gaz, incursion sur piste, etc.)
La Commission européenne, comme elle l’avait
annoncée en février, devrait publier prochainement une liste noire. Pendant ce
temps, le gouvernement ne saurait se limiter à la simple labellisation visant à
désigner les compagnies aériennes les plus sûres.
Jean-Pierre BLAZY rappelle
que la Grande-Bretagne à d’ores et déjà diffusée une liste noire des compagnies
aériennes interdites sur son territoire.
Certes, le risque zéro
n’existe pas en matière de sécurité aérienne. Pour autant il s’agit dès
aujourd’hui de mettre en place une véritable politique de prévention des
risques en vol et au sol sur les plates-formes. C’est à cette condition que le
transport aérien pourra se développer de façon durable.
Contact
presse : Matthieu de Vriendt
01.39.88.60.60