29/11/06
COMMUNIQUE
DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BLAZY
Responsable pour le Groupe socialiste du
projet de loi de prévention de la délinquance
Rapport de l’OND sur les violences aux personnes:
Nicolas Sarkozy impuissant face à la montée de la
violence.
Un projet de loi
dangereux qui creusera davantage les inégalités entre les territoires
L’Observatoire national
de la délinquance a publié ce 29 novembre une étude sur la cartographie des
atteintes volontaires à l’intégrité physique dans les départements français. Elle
met clairement en évidence la montée constante de la violence et donc l’échec
de Nicolas Sarkozy que dénoncent les députés socialistes depuis le début de
l’examen du projet de loi relatif à la prévention de la délinquance.
Le projet de loi relatif à la prévention de
la délinquance ne parvient pas à masquer cet échec. Les nouvelles dispositions
qu’il prévoit sont à la fois inutiles et dangereuses, simplement mobilisées
dans une logique d’affichage électoral. Sous
prétexte de faire du maire le « pivot » de la prévention de la
délinquance, c’est en réalité une véritable défausse de l’Etat sur les maires
que ce projet de loi organise.
Le
rapport publié avec le concours de l’INHES montre que
ce sont toujours sur les mêmes territoires que se concentre la violence, ceux
où les effectifs de policiers, de magistrats, d’éducateurs sont insuffisants. Il n’est que de
voir la Seine Saint Denis qui compte 6.5 incidents pour 1000 habitants selon le
rapport, ou le Val d’Oise (5.3). On pourrait multiplier les exemples…
L’Etat n’assume pas ses responsabilités. Le maire sera lui
impuissant et les inégalités territoriales ne peuvent que davantage se creuser
avec le projet de loi examiné en ce moment à l’Assemblée.
Jean-Pierre Blazy se réjouit de constater que
malgré la reprise en main politique de l’INHES qu’il
a dénoncée à deux reprises en séance, sans réponse du ministre de l’Intérieur, l’institut
peut toujours produire des expertises indépendantes. Il espère que l’auteur de cette
étude ne subira pas le sort d’Anne Wyvekens ou de Christian
Mouhanna, chercheurs évincés de l’INHES
pour des travaux scientifiques divergeant des analyses de Nicolas Sarkozy sur
la délinquance.
Contact presse : Pierrick Perrot, 01
40 63 68 37