Paris, le 18 janvier 2005
COMMUNIQUE DE PRESSE
M. Jean-Pierre BLAZY
Député-Maire
de Gonesse
L’A 380 sera-t-il au
rendez-vous de l’Environnement ?
Si
le nouvel Airbus A 380 présenté en grande pompe aujourd’hui à Toulouse bat des records
de capacité et d’innovation technologique, peut-il répondre à l’exigence
environnementale et respecter ainsi le principe de développement durable
appliqué au transport aérien.
Face
au concert de louanges émis sur ce « monstre des airs » avant ses
premiers vols d’essai prévus d’ici deux mois et sa mise en service au premier
trimestre 2006, qu’en est-il de ses performances environnementales ?
De
vives inquiétudes subsistent : quoi qu’en disent les experts d’EADS, cet avion
fera du bruit. Par-delà les indicateurs théoriques et la certification
acoustique (bruit théorique), c’est le bruit aérodynamique de l’A 380 qui pose
problème.
Ces
inquiétudes ont été exprimées dès 2001 dans le cadre de l’examen de la
proposition de loi Cochet visant à interdire les vols de nuit. Les experts qui
travaillaient à la conception du gros porteur ont alors pointé les limites de
réduction du bruit à la source (moteur). L’Autorité de Contrôle des NUisances
Sonores Aéroportuaires (ACNUSA) et de nombreux élus n’étaient alors pas
certains que l’A 380 puisse respecter le seuil de bruit à 85 dB(A)
maximum la nuit entre 22h et 6h.
Elu
riverain de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, Jean-Pierre Blazy reste
vigilant. Il ne serait pas acceptable que l’A 380 dépasse les seuils de bruit
recommandés par l’ACNUSA. La nuisance nocturne est la plus mal ressentie par
les populations riveraines. Elle ne saurait être aggravée par la version cargo
qui sera mise en service en 2008 et commandée par les grands intégrateurs de
fret tels que FedEx et UPS implantés à Roissy CDG.
2004
fut l’année de la reprise du trafic aérien après les attentats du 11 septembre
2001, l’épidémie de SRAS et la guerre en Irak, et l’A 380 symbolise cette
envolée. Celle-ci ne doit pas réduire à néant les efforts déjà insuffisants
pour réduire la réduction des nuisances sonores aériennes. La croissance du
trafic aérien aura aussi des conséquences négatives sur la consommation de
kérosène par avion ; or le kérosène connaît toujours l’exemption fiscale,
alors qu’il reste le carburant le plus
polluant.
Contact presse :
M. Julien DELANNAY - 01.39.85.95.96