Gonesse,
le 7 novembre 2005
COMMUNIQUE
DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BLAZY
RESPONSABLE DU GROUPE SOCIALISTE A L’ASSEMBLEE NATIONALE SUR
LE BUDGET DE LA POLICE NATIONALE
FRANCOIS HOLLANDE ET JULIEN
DRAY ONT TORT :
NICOLAS SARKOZY DOIT
DEMISSIONNER. JE PERSISTE ET SIGNE
Après onze nuits d’émeutes urbaines, la situation que nous connaissons dans tout le pays désormais est sans précédent. En 1990 à Vaux en Velin, les émeutes avaient duré neuf nuits et deux cents voitures au total avaient brûlé. La droite accusait la gauche alors au pouvoir de laxisme et d’incapacité à maîtriser la situation.
Qui
ne comprend que Nicolas Sarkozy a de lourdes responsabilités dans l’explosion
de violence que nous connaissons ? Les Français – qui jugent à 66% qu’il
met trop l’accent sur la répression et pas assez sur la prévention et qui
estiment à 63% qu’il utilise des termes parfois choquants – l’ont bien compris.
Il
est faux de déclarer comme le fait Julien Dray que demander la démission du
ministre de l’Intérieur reviendrait à « dire aux casseurs qu’ils ont
raison ».
Après
avoir tenu des propos méprisants qui ont largement contribué à provoquer les
émeutes que nous vivons et après avoir mis en œuvre une politique du tout
sécuritaire dont l’échec complet est évident aujourd’hui, il est clair
qu’entretenir l’escalade de la violence n’est pas une solution. Elle ne ferait
que déclencher des affrontements plus violents.
Il
est également faux de dire que la République est en danger. Ces violences ne
sont pas la manifestation d’une attaque contre la République mais celle d’un
désarroi et d’une colère qui en aucun cas ne peuvent justifier les violences
commises. Réclamer une union sacrée et se cacher derrière un consensus mou,
voilà les erreurs qu’il ne faut pas non plus commettre.
Le
rétablissement de l’ordre public passera aussi par le rétablissement de
l’autorité des valeurs républicaines au premier rang desquelles la laïcité.
Nicolas Sarkozy a dangereusement joué avec nos principes fondateurs en se
prononçant en faveur d’une révision de la loi de 1905 et en s’appuyant sur les
communautés religieuses pour tenter de faire régner la paix civile et l’ordre
social dans les banlieues. Non seulement il ne peut y réussir mais il contribue
également à porter atteinte à notre cohésion nationale.
Je
persiste et signe, la démission du ministre de l’Intérieur est inévitable pour
ramener l’ordre public dans les banlieues. Si elle n’est pas suffisante, elle
est aujourd’hui nécessaire.
Contact Presse : Nicolas
MORERE (01 34 45 11 07 / 06 13 93 22 74)