Maire de Gonesse
JEAN-PIERRE BLAZY MANIFESTE AUX COTES DE L’UNION EUROPEENNE CONTRE LES NUISANCES AERIENNES ET L’ADVOCNAR
A ROISSY CHARLES-DE-GAULLE
Le
10 juin 2006, Jean-Pierre BLAZY soutient les associations UECNA et ADVOCNAR
organisatrices de la manifestation contre les nuisances aériennes sur
l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle (Aérogare 2 D).
Jean-Pierre
BLAZY se félicite du travail commun engagé par l’ensemble des associations à
l’échelle européenne. Pour la première fois, les citoyens européens s’unissent
sur les principaux aéroports européens (Heathrow, Bruxelles, Roissy Charles-de-Gaulle,
Marseille, Lyon, Schipol, etc.) contre l’augmentation du trafic, les projets
d’extension des aéroports.
Certains
d’entre eux exigent la mise en place d’un couvre-feu notamment à Roissy. C’est
l’aéroport européen le plus nuisant la nuit avec 162 vols en moyenne entre 22h
et 6h.
La Commission européenne travaille actuellement à l’évaluation de la Directive 2002/30 du 26 mars 2002 qui établit les règles et les procédures à suivre concernant la mise en place de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de la Communauté. Celle-ci pourrait être révisée au printemps 2007. Il s’agit d’amender le texte et d’insérer un nouveau chapitre « Vols de nuit » qui poserait une nouvelle réglementation européenne. En effet, les vols de nuit représentent 550 000 mouvements annuels sur les grands aéroports européens et 10 millions de citoyens européens les subissent quotidiennement.
Dans
ce cadre, Jean-Pierre BLAZY considère qu’une définition officielle de la nuit
est un préalable à toute réglementation. Il y a la nécessité d’acter au sein de
la Directive 2002/30 la définition de la nuit, soit huit heures consécutives (à
moduler suivant les Etats-Membres : 22h-6h ou 23h-7h). Par ailleurs, des
restrictions opérationnelles du trafic de nuit doivent être arrêtées.
Jean-Pierre BLAZY propose l’interdiction des vols de nuit aux avions les plus
bruyants et la fixation du seuil de l’indice événementiel de nuit à 80 dB(A),
plus restrictif que celui fixé par l’ACNUSA à 85dB(A).
Jean-Pierre
BLAZY prône une politique d’internalisation du coût environnemental du
transport aérien via l’instauration d’une taxe environnementale dissuasive
selon le principe « pollueur-payeur ». Pour le transport aérien,
l’exemption fiscale sur le kérosène n’est pas acceptable. Il faut moduler les
taxes aéroportuaires en fonction des horaires de décollage et d’atterrissage
des avions et des densités de population. Les coefficients de modulation de
cette « éco-taxe » seraient calculés de façon à taxer plus fortement
les vols de nuit.
Enfin,
Jean-Pierre BLAZY demande le financement par les pouvoirs publics d’études
épidémiologiques visant à déterminer l’impact réel des vols de nuit sur les
troubles du sommeil et plus largement du transport aérien sur la santé des
populations riveraines.
Il
propose dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire permettant
l’application du principe constitutionnel de développement durable au transport
aérien la réalisation d’aéroports dédiés aux vols de nuit (fret et charters)
dans des zones faiblement peuplées. Pourquoi ne pas envisager ces aéroports
dédiés au trafic de nuit et bien raccordés par le rail et la route
(intermodalité) aux grandes métropoles ?
Sur
la question du projet de nouveau Plan d’Exposition au Bruit de l’aéroport
Roissy Charles-de-Gaulle, Jean-Pierre BLAZY rappelle qu’une large majorité des
communes et EPCI concernés ont émis un avis défavorable. En effet, l’Etat n’a
pas retenu le Lden 57 comme limite extérieure de la zone C, les hypothèses de
trafic présentées sont irréalistes (de 580 000 à 620 000 mouvements à l’horizon
2015, et soit 620 000 soit 680 000 suivant le scénario envisagé à l’horizon
2025). Jean-Pierre BLAZY les rejette d’autant plus qu’elles sont basées sur un
indicateur global mesuré pondéré inadéquat.
En
2005, Roissy CDG a enregistré près de 523 000 mouvements.
Jean-Pierre
BLAZY demande l’instauration d’un couvre-feu total entre 0h et 5h ainsi qu’une
décroissance progressive du trafic entre 22h et 6h, qui apporterait un réel
progrès environnemental et sanitaire pour l’ensemble des populations riveraines
concernées. Il propose que le trafic de Roissy CDG soit plafonné sur la base du
nombre annuel de mouvements, équivalent à 55 millions de passagers. Il rappelle
que ce plafond sur le nombre annuel de passagers avait été formulé dans la
déclaration d’utilité publique en 1996 au moment du projet d’extension de
l’aéroport.
Jean-Pierre
BLAZY est favorable à la création d’un troisième aéroport dans le grand Bassin
Parisien, décidé par le gouvernement Jospin et abandonné par l’actuel
gouvernement, fonctionnant en bipôle avec Roissy CDG, en adéquation avec
l’aménagement du territoire équilibré et durable.
Contact presse : Julien DELANNAY
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