Gonesse, le 4 novembre 2005

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE JEAN-PIERRE BLAZY

Député-Maire

 

 

POURQUOI NICOLAS SARKOZY DOIT-IL DEMISSIONNER ?

 

 

Après plusieurs jours de violences urbaines, l’urgence est aujourd’hui au rétablissement de l’ordre et au retour au calme.

 

Mais que nous apprend la multiplication des incidents dramatiques dans nos cités sinon la gravité des fautes commises par le ministre de l’Intérieur sur le terrain de la sécurité et son incapacité à mettre fin à des violences que lui-même a largement contribué à déclencher ?

 

Sa responsabilité est double.

 

Ses déclarations erronées et méprisantes suite à la mort tragique de deux adolescents – qui n’ont fait que succéder à ses provocations verbales et à ses appels à « nettoyer au kärcher » des quartiers habités par des « racailles » – ont constitué un élément déterminant dans l’enchaînement des violences. A ce titre, son comportement constitue une faute grave.

 

De plus, le ministre de l’Intérieur s’avère incapable de rétablir un ordre public dont il déclare être le meilleur défenseur. Son échec est évident aujourd’hui. Après plus d’une semaine de nuits agitées et des centaines de voitures brûlées en Ile-de-France comme en province, le calme et l’ordre dont il est le garant ne sont toujours pas revenus.

 

Mais au-delà de l’actualité immédiate, son échec est également celui-ci de sa politique sécuritaire. Malgré les déclarations de Nicolas Sarkozy, les violences à la personne sont en augmentation. La délinquance demeure a des niveaux historiquement élevés. Quant au sentiment d’insécurité, toutes les enquêtes de victimation montrent qu’il continue de progresser de manière alarmante.

 

La faiblesse des effectifs de police en première et deuxième couronne, la suppression de la police de proximité en sont probablement des raisons déterminantes. Mais l’absence de toute politique de prévention depuis trois ans, un taux de chômage élevé dans les banlieues et des discriminations à l’embauche persistantes, entretiennent également la tension dans les banlieues.

 

La démission du ministre de l’Intérieur est aujourd’hui indispensable. Elle ne sera certes pas suffisante. Il ne s’agit en aucun cas d’excuser les violences commises mais uniquement de tirer les leçons d’un grave échec gouvernemental en matière de sécurité et de politique sociale. Il incombera au Premier ministre d’en tirer toutes les conséquences.

 

 

 

Contact Presse : Nicolas MORERE (06 13 93 22 74)