COMMUNIQUE
DE L’UDESR DU VAL D’OISE
Nous, élus socialistes, Députés,
Sénateurs, Maires, Conseillers généraux et régionaux du Val d’Oise, condamnons
fermement les auteurs des violences urbaines survenues ces derniers jours.
Brûler la voiture de son voisin, détruire une école, s’attaquer à des bâtiments publics ou à des bus… Tous ces
actes sont insupportables et inexcusables.
Nous exigeons avec tous les habitants de notre département que l’Etat
républicain assume son rôle et rétablisse l’ordre public.
Nous réclamons dans le même temps le respect pour chacun des habitants de nos quartiers. Ils
aspirent à vivre en paix et en sécurité, et ils ne se reconnaissent pas au
travers de ceux qui s’expriment par la violence.
Cependant, avec eux, nous faisons chaque jour le
constat que cette explosion n’est pas le fruit du hasard. Elle ne
peut pas être déconnectée de la politique injuste mise en œuvre par la droite
depuis 2002. Après avoir menti aux français sur la sécurité pour gagner les
élections, la droite a beaucoup promis, beaucoup parlé, multipliant à outrance
les coups médiatiques. En guise de politique de sécurité, elle a détruit toutes
les initiatives que la gauche avait mises en place : abandon de la police
de proximité, diminution des effectifs de police et de gendarmerie, abandon des
emplois-jeunes mais aussi démantèlement des services sociaux, retrait des
éducateurs, suppression des subventions aux associations… Les résultats sont au rendez vous :
l’échec est total !
Au-delà de
l’échec en matière de sécurité, c’est toute la politique du gouvernement, basée
sur le libéralisme économique et le communautarisme, qui est dans l’impasse.
Créatrice de chômage et d’exclusion, cette politique n’a eu pour conséquence
que d’appauvrir encore plus des populations fragiles. Dans le même temps
l’indifférence de l’Etat les isole. Elle favorise ainsi un enfermement et une
discrimination qui entrave toute intégration, dans les territoires, où il
faudrait au contraire renforcer le pacte républicain et en appeler à la solidarité nationale pour
concentrer les moyens sur l’école, l’emploi, le logement et les transports.
Rétablir l’ordre est une priorité, combattre la violence une nécessité, sans chercher d’excuses à ceux qui l’utilisent, mais l’urgence d’un
changement de politique n’a jamais été aussi criante si on veut redonner l’espoir à tous les
habitants de nos villes.