Septembre 2006                                   N° 61

Fusion GDF SUEZ

Le groupe socialiste exprime de fortes inquiétudes concernant le projet de loi  relatif à la fusion de Gaz de France et de Suez. Il entend mener une bataille farouche contre ce texte.

 Le Gouvernement, face aux réticences de sa propre majorité, essaie de passer en force sur le dossier de la fusion GDF Suez à l'occasion d'une session extraordinaire qui aura lieu au cours de ce mois.

Ce projet revient sur l'engagement solennel pris en 2004 par le Gouvernement de conserver à GDF son caractère de service public.  Il déstabilise totalement le secteur de l'énergie en France à la veille de l'ouverture à la concurrence du marché du gaz et de l'électricité pour les particuliers et illustre la politique du Gouvernement peu soucieuse des intérêts industriels et énergétiques de notre pays.

Les missions de service public assurées par GDF justifient le maintien de son capital public. C'est pourquoi les députés socialistes ont maintes fois interpellé le Gouvernement lors des séances des questions d'actualité, pour dénoncer sa privatisation. De même, ils ont déposé le 11 avril dernier une proposition de résolution pour la création d'une commission d'enquête relative au projet de fusion entre GDF et Suez, aux conditions de sa préparation et de son annonce et aux conséquences de la privatisation de GDF

 

pour les usagers et l'équilibre du marché de l'énergie.

C'est dans le cadre parlementaire que les socialistes entendent maintenant mobiliser toutes leurs forces pour combattre ce projet qui est une attaque directe contre le service public. Le groupe socialiste combattra fermement un projet de loi dont le but est de privatiser une entreprise publique, GDF, pour en fragiliser délibérément une seconde, EDF.

Les consommateurs seront évidemment les grands perdants alors que la facture énergétique des familles a déjà augmenté de plus de 200 euros par an. Les prix des énergies ne cessent de grimper et sapent durement le pouvoir d'achat de nos concitoyens. La seule réponse du Gouvernement à cette hausse du prix de l’énergie est le désengagement de l'Etat. Après avoir refusé de remettre le mécanisme de la TIPP flottante pour compenser la hausse du pétrole, il décide aujourd'hui de réduire le poids de l'Etat dans le secteur énergétique au risque de remettre en cause la pérennité du service public de l'énergie et notre indépendance énergétique. Ouvrir totalement les marchés du gaz et de l'électricité relève d’un aveuglement certain.

L’énergie est un bien de toute première nécessité ; ce projet de fusion GDF Suez doit être l’objet d’une attention toute particulière de la part des députés socialistes. Loin d’un patriotisme économique naïf, la gestion de l'énergie doit reposer sur une approche européenne pour garantir la sécurité d'approvisionnement face à des fournisseurs puissants et aussi sur une présence forte et indispensable de l'Etat  pour assurer l'accès de tous à l'énergie, bien de première nécessité.

 

 

 

 

 

 

Prévention de la délinquance

 

 

Nicolas Sarkozy a présenté son projet de loi relatif à la prévention de la délinquance. Il sera examiné dans le courant du mois au Sénat. Jean-Pierre Blazy est responsable de ce texte pour le Groupe socialiste de l’Assemblée nationale.

 

Promis depuis quatre ans, ce projet de loi est tardif. A un an des élections personne ne peut décemment penser qu’il sera mis en œuvre.  Proposer aussi tardivement ce projet de loi, c’est pour Nicolas Sarkozy reconnaître l’échec de sa politique de sécurité menée pendant quatre ans.

 

Le 14 juillet 2001, le Président de la République insistait sur la « déferlante » de la délinquance ; 5 ans après c’est Jacques Chirac qui met en évidence l’échec de son ministre de l’intérieur en reconnaissant lui même qu’il reste « beaucoup à faire » lors de son intervention télévisée le 3 juillet dernier. Nous pouvons désormais nous poser la question sur ce qu’a fait  la majorité depuis 2002. 

 

La réalité, les Français la connaissent. L’arsenal répressif sans cesse alourdi depuis quatre ans a donné peu de résultats. Depuis  le retour de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, ce ne sont pas seulement les violences urbaines qui ont atteint un niveau sans précédent mais aussi les agressions physiques aux personnes : plus de 8% sur les douze derniers mois.

 

Sur le fond, le Ministre trompe son monde car son objectif n’est pas de prévenir la délinquance. Moins ambitieux, il se contente dorénavant de gérer la délinquance avérée. La preuve : sa cible préférée reste l’ordonnance de 1945, remaniée par la droite comme par la gauche à de nombreuses reprises, et dont le sens est de traiter de manière adaptée et spécifique les mineurs déjà délinquants.

 

Ce projet de loi entérine la défausse de l’Etat sur les maires. Mais ceux-ci ne sont ni des shérifs, ni des délégués du procureur. S’il peut y avoir un consensus sur le rôle de pilote du maire en matière de prévention de la délinquance et si le travail en réseau est également indispensable, il faut que l’Etat  ne soit pas défaillant et exerce totalement ses compétences. Le maire ne pourra pas combler les déficits de moyens de la police, de la justice, de l’Education nationale, de la pédopsychiatrie ou de la médecine scolaire Comment peut-on demander au maire d’être le « patron » local de la politique publique de prévention de la délinquance si les services de l’Etat, faute de volonté et souvent de moyens n’assument pas leurs responsabilités ?

 

Il faut voir avant tout dans ce projet de loi présenté un an avant les élections un des nouveaux effets d’annonce du candidat Sarkozy à l’élection présidentielle.

 

 

 

A NOTER SUR VOS AGENDAS :

 

Sortie du livre de Jean-Pierre Blazy, Les socialistes et la sécurité.

 

Il nous faut proposer une alternative à la démagogie sécuritaire de la droite. Jean-Pierre Blazy ouvre des pistes concrètes pour concilier exercice des libertés et droit à la sécurité. Le livre est désormais disponible auprès de l’éditeur.

 

Calendrier des permanences de Jean-Pierre Blazy :

 

Jean-Pierre Blazy organise des permanences dans toute la circonscription. Vous pouvez venir le rencontrer à :

 

·        Roissy-en-France, le 15 septembre de 18h à 20h à la salle Marcel Hervais,

·        Luzarches, le 07 octobre de 10h à 12h en mairie,

·        Chaumontel, le 13 octobre de 18h à 20h à la salle en mairie,

·         Louvres, le 19 octobre de 18h à 20h en mairie,

·        Survilliers, le 03 novembre de 18h à 20h en mairie,

·        Fosses, le 4 novembre de 10h à 12h en mairie,

·        Le Thillay, le 25 novembre de 10h à 12h en mairie.

 

Retrouvez plus d’informations sur le site de Jean-Pierre Blazy :

 

www.jpblazy-depute.org