12ème législature
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Question N° : |
de |
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Ministère interrogé : |
affaires étrangères |
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Ministère attributaire : |
affaires étrangères |
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Question publiée au JO le : |
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Réponse publiée au JO le : |
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Rubrique : |
politique extérieure |
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Tête d'analyse : |
Colombie |
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Analyse : |
otages détenus par les FARC. attitude de la France |
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Texte de la
QUESTION : |
M. Jean-Pierre Blazy sollicite l'attention de
M. le ministre des affaires étrangères sur la situation d'Ingrid
Bettancourt. Cela fait plus de quatre ans que la Franco-Colombienne est otage
des FARC. La compassion médiatique ne saurait se substituer à une action
efficace. Il souhaite donc savoir quelles sont les actions qu'il compte
prochainement entreprendre pour obtenir sa libération. Il lui fait part de sa
volonté de voir les parlementaires régulièrement informés de l'avancée de ce
dossier. |
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Texte de la
REPONSE : |
La recherche de la libération de Mme Ingrid
Betancourt et de Mme Clara Rojas et le sort des otages en Colombie sont
une priorité constante de l'action du ministre des affaires étrangères. C'est
animé de cette volonté que le ministre s'est rendu à Bogota le
26 janvier dernier. À cette occasion, il s'est longuement entretenu avec
le président colombien Alvaro Uribe du sort de notre compatriote et des
autres otages en Colombie. Il a également rencontré lors de ce déplacement la
famille d'Ingrid Betancourt, ainsi que les familles d'autres otages, reçues à
la résidence de France. Après avoir pris de nombreuses initiatives, la France
a bâti, avec l'Espagne et la Suisse, une proposition consistant à délimiter
une zone, située dans le département de Valle del Cauca, afin de permettre au
gouvernement colombien et aux FARC d'engager des négociations en vue d'un
accord humanitaire permettant la libération de Mme Betancourt et
d'autres otages. Le Président colombien a confirmé personnellement au
ministre, lors de leur entretien, l'acceptation de cette proposition, qu'il
avait rendue publique le 13 décembre 2005. Le 23 février dernier,
à l'occasion du quatrième anniversaire de l'enlèvement de
Mme Betancourt, de nombreuses manifestations ont témoigné de la très
forte mobilisation des plus hautes autorités de l'État, du Gouvernement et de
l'ensemble de notre pays. Le ministre est intervenu sur l'antenne de Radio
Caracol, l'une des principales radios du pays, pour adresser à notre
compatriote, à Mme Clara Rojas, sa directrice de campagne, ainsi qu'à
l'ensemble des otages en Colombie un message de profonde solidarité. Le même jour,
la présidence de l'Union européenne a publié une déclaration qui a reconnu la
nécessité de conclure un accord humanitaire et qui a pleinement appuyé la
proposition que la France a faite, avec l'Espagne et la Suisse, pour
faciliter l'ouverture d'un dialogue. À un moment où chacun était porté à un
optimisme prudent, en raison des déclarations du Président colombien et des
FARC à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre, un attentat
dans l'École militaire de Bogota le 19 octobre et les déclarations du
président Alvaro Uribe, le lendemain, ont relancé notre inquiétude. C'est
pourquoi notre pays, comme il l'avait déjà fait à plusieurs reprises dans le
passé, notamment par la voix du Président de la République, a tenu, dès le
20 octobre, à marquer son hostilité à toute opération de sauvetage des
otages par la force, car cela mettrait leur vie en péril. Soucieuse que les
contacts nécessaires et le dispositif mis en place puissent se développer
dans la plus grande discrétion, la France demeure convaincue qu'une solution
pacifique est possible en Colombie. Dans cette perspective, et afin d'éviter
que les familles des otages ne perdent tout espoir, elle invite de façon
constante tous les acteurs à renouer le fil d'un dialogue permettant de
conduire à un accord humanitaire. Notre pays témoigne à chaque occasion sa
pleine disponibilité pour accompagner la Colombie dans la recherche de la
paix, qui ne pourrait que bénéficier à l'ensemble de sa population. |
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