12ème législature
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Question N° : |
de |
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Ministère interrogé : |
économie |
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Ministère attributaire : |
économie |
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Question publiée au JO le : |
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Réponse publiée au JO le : |
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Rubrique : |
sécurité publique |
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Tête d'analyse : |
sécurité des biens et des personnes |
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Analyse : |
violences urbaines. conséquences. assurances |
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Texte de la
QUESTION : |
M. Jean-Pierre Blazy attire l'attention de M. le
ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le risque de voir
les assureurs augmenter les primes et relever les franchises des assurances
des habitants et des communes du Val-d'Oise à la suite des violences du mois
de novembre dernier. Ces communes pauvres doivent déjà faire face à des
charges importantes ; elles ne peuvent subir aucune dépense supplémentaire,
alors qu'elles sont les premières touchées par les violences et les dégâts
que celles-ci ont occasionnés. L'État, garant de la sécurité publique, ne
peut se défausser sur elles des surcoûts liés à ces événements. Il semblerait
qu'un protocole d'accord ait été proposé par les assureurs au ministère des
finances pour « clarifier rapidement la partie des dommages susceptibles
d'être pris en charge par l'État et celle qui devrait rester à la charge des
assureurs, en fonction des circonstances dans lesquelles les sinistres sont
intervenus ». Il lui demande donc de lui indiquer quelles sont les mesures
envisagées par le Gouvernement pour éviter que les assureurs n'augmentent les
primes et franchises à la charge des habitants et des communes victimes des
violences urbaines. |
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Texte de la
REPONSE : |
Le Gouvernement est particulièrement attentif à la
situation des collectivités territoriales qui ont été frappées par les
violences urbaines en fin d'année 2005 et souhaite que ces récents
événements n'aient pas pour conséquence de pénaliser durablement les
collectivités concernées. La question de la responsabilité sans faute de
l'État du fait des dommages engendrés par les violences urbaines de la fin
d'année 2005 a fait l'objet d'une analyse juridique approfondie. Au vu
des événements concernés, la conclusion de cette étude est que cette responsabilité
ne peut, pour l'ensemble des violences urbaines prises indistinctement, être
engagée sur le fondement des dispositions de la loi du
7 janvier 1983 relatives à la responsabilité civile de l'État du
fait des attroupements ou rassemblements et codifiées à l'article L. 2216-3
du code général des collectivités territoriales. Dès lors, il n'apparaît pas
possible que l'État prenne en charge des sinistres dont l'indemnisation
relève pour l'essentiel de l'application de contrats d'assurance qui ont
donné lieu par le passé à la perception de primes par les entreprises
d'assurance. L'augmentation ou la baisse des primes d'assurance dépend
surtout de la survenance d'un sinistre ou de l'absence de sinistre. De tels
ajustements du niveau des primes en fonction des sinistres intervenus
existent sur les autres segments de marché. Il appartient à chaque
collectivité territoriale de déterminer la conduite à tenir face à un
relèvement qu'elle jugerait excessif de sa prime d'assurance et de mettre en
oeuvre la possibilité ouverte par la législation en vigueur de refuser ce
relèvement. Si ce refus conduit l'assureur à dénoncer le contrat en cours
d'exécution, la collectivité pourra alors lancer un nouvel appel d'offres
pour tenter de trouver un tarif plus avantageux en faisant jouer |
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