12ème législature
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Question N° : |
de |
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Ministère interrogé : |
intérieur et aménagement du territoire |
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Ministère attributaire : |
intérieur et aménagement du territoire |
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Question publiée au JO le : |
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Réponse publiée au JO le : |
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Rubrique : |
sécurité publique |
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Tête d'analyse : |
sécurité des biens et des personnes |
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Analyse : |
violences urbaines. conséquences. assurances |
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Texte de la
QUESTION : |
M. Jean-Pierre Blazy attire l'attention de M. le
ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire,
sur le risque de voir les assureurs augmenter les primes et relever les
franchises des assurances des habitants et des communes du Val-d'Oise à la
suite des violences du mois de novembre dernier. Ces communes pauvres doivent
déjà faire face à des charges importantes ; elles ne peuvent subir aucune
dépense supplémentaire, alors qu'elles sont les premières touchées par les
violences et les dégâts que celles-ci ont occasionnés. L'État, garant de la
sécurité publique, ne peut se défausser sur elles des surcoûts liés à ces
événements. Il semblerait qu'un protocole d'accord ait été proposé par les
assureurs au ministère des finances pour « clarifier rapidement la partie des
dommages susceptibles d'être pris en charge par l'État et celle qui devrait
rester à la charge des assureurs, en fonction des circonstances dans lesquelles
les sinistres sont intervenus ». Il lui demande donc de lui indiquer quelles
sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour éviter que les assureurs
n'augmentent les primes et franchises à la charge des habitants et des
communes victimes des violences urbaines. |
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Texte de la
REPONSE : |
Les violences urbaines exceptionnelles qui se sont
produites à l'automne dernier n'ont pas épargné les collectivités
territoriales, qui ont subi de nombreux dommages matériels. Le bilan des
dégâts, établi par les préfectures sur la base d'informations communiquées
par les collectivités, fait apparaître un coût total de remise en l'état des
biens dégradés d'environ 58 millions d'euros, dont plus de
9 millions d'euros pour les collectivités du Val-d'Oise. Ce recensement
a montré que la grande majorité des équipements endommagés étaient couverts
par un contrat d'assurance, les collectivités assurant elles-mêmes leur
propres biens étant de fait de moins en moins nombreuses. Ces contrats
laissent bien entendu subsister une franchise, ce qui limite la prise en
charge lorsque les dégâts sont mineurs. Pour le département du Val-d'Oise,
les dégâts les plus importants ont été causés à des équipements de la commune
de Cergy et de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Deux gros
sinistres, l'un sur un gymnase, l'autre sur un théâtre, représentent à eux
seuls, selon les informations communiquées à la préfecture, un montant de
8 millions d'euros, soit 85 % des dommages recensés. Ces deux
équipements étaient assurés. Conscient des conséquences financières de ces
événements sur les finances de certaines collectivités plus exposées, le
Gouvernement a proposé, dès la survenue des événements, un amendement au
projet de loi de finances pour 2006 visant à aménager, pour la réhabilitation
des biens endommagés ou détruits à l'occasion de ces violences, le dispositif
du FCTVA, qui constitue la principale dotation de l'État aux collectivités
territoriales en matière d'investissement. Ainsi, les collectivités
concernées pourront bénéficier des attributions du fonds de compensation pour
la TVA, l'année même de la réalisation des dépenses d'équipements
effectuées en réparation ou reconstruction des dégâts causés par les
violences urbaines exceptionnelles intervenues entre le 27 octobre et
le 16 novembre 2005. Cette mesure, qui figure à l'article 43
de la loi de finances, permet d'apporter une aide en trésorerie
l'année même de la dépense aux collectivités territoriales confrontées à
des travaux urgents qu'elles n'ont pas pu provisionner. Par ailleurs, le
Gouvernement ne mésestime pas les conséquences de cet événement sur les
relations ultérieures entre assureurs et collectivités territoriales. C'est
pourquoi le ministre délégué aux collectivités territoriales a réuni, le
2 février dernier, les représentants des grandes associations
d'élus et des professionnels du secteur des assurances. Pour ces derniers,
outre certaines compagnies particulièrement impliquées dans l'assurance des
collectivités territoriales, ont participé à cette table ronde les deux
organismes professionnels représentatifs, le Groupement des entreprises
mutuelles d'assurances (GEMA), pour le secteur mutualiste, et la Fédération
française des sociétés d'assurances (FFSA). À l'issue de cette table ronde,
trois groupes de travail ont été constitués, en liaison avec les ministères
concernés, afin de dresser un état des lieux de la question de l'assurance
des collectivités territoriales et de proposer des mesures garantissant la
possibilité pour ces dernières de s'assurer contre les risques qu'elles
supportent. Les travaux de ces groupes, qui s'appuieront sur les données et
les cas concrets présentés par les assureurs et les associations d'élus,
donneront lieu à la présentation d'un rapport et à l'expression de premières propositions
au début de l'été prochain. |
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