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Texte de la
QUESTION :
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M. Jean-Pierre Blazy
attire l'attention de
M. le ministre des
transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer sur la
situation de l'aéroport de Paris-Le Bourget.
En 2005,
l'aéroport a enregistré une progression de son trafic de
+ 3,5 %
par rapport à 2004 avec 59
152 mouvements
commerciaux. Du fait de la hausse soutenue du trafic, les nuisances générées
par l'activité du Bourget sont elles aussi plus importantes. L'ACNUSA estime
que face à l'est près d'un million d'habitants sont survolés en dessous de 2 000
mètres, dont plus de 500
000 personnes à moins de 1 000
mètres d'altitude. Face à l'ouest, 640
000 habitants sont
survolés en dessous de 2
000 mètres,
dont près de 165 000 personnes
à moins de 1
000 mètres
d'altitude. La gêne ressentie par les riverains de jour comme de nuit est
d'autant plus forte que les avions sont bas :
l'ACNUSA indiquait aussi dans son rapport d'activité 2005
que « le fait que ces avions soient
généralement d'un moindre tonnage et donc le plus souvent d'un niveau de
bruit inférieur à celui des appareils en provenance ou à destination des deux
principales plates-formes ne compense pas l'augmentation des nuisances dues à
une altitude très faible ». Fort de ce
constat, il souhaite savoir pour quelles raisons aucun plan d'exposition au
bruit (PEB) n'a encore été approuvé pour cet aéroport, alors que l'adoption
d'un PEB permettrait de créer enfin la Commission consultative de
l'environnement (CCE). Actuellement, seule une commission informelle de
concertation présidée par le préfet de la Seine-Saint-Denis existe.
L'aéroport de Paris-Le Bourget ne saurait
rester un cas d'exception alors qu'en France 190 aérodromes
sont dotés d'un PEB. Il regrette que l'État n'ait toujours pas suivi la
recommandation de 2003 formulée par
l'ACNUSA. Celle-ci demandait que « le plan
d'exposition au bruit soit approuvé dans les délais, c'est-à-dire avant le 31
décembre 2005
». Il lui demande donc de prendre, enfin, des mesures allant
dans le sens de cette recommandation.
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