Question écrite au gouvernement
Ministère interrogé : fonction publique
Question publiée au Journal Officiel le : 18/01/2005
M. Jean-Pierre
Blazy sollicite
l'attention de M. le
ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État sur
la situation des infirmières de l'éducation nationale. Ces infirmières
revendiquent un statut particulier qui reconnaisse les spécificités de leur
profession dans l'institution scolaire. Cette reconnaissance de leur rôle
éducatif ne peut que se traduire par des grilles indiciaires en catégorie A.
Dans ce sens, le décret du 28 juillet
2003 a modifié le statut des infirmiers de la fonction
publique d'État : désormais, il existe des
progressions de carrières comparables entre les trois fonctions publiques. Les
infirmiers nouvellement recrutés se voient accorder une reprise intégrale des
services. Pourtant, le texte ne permet pas aux infirmiers déjà au service de
l'État, infirmiers qui n'ont jamais pu faire reprendre leurs années d'exercice
infirmier et dont les retards de carrière sont déjà conséquents par rapport à leurs
homologues ayant exercé dans les autres fonctions publiques, de bénéficier des
mêmes reprises, alors que les textes de 1994, 1984 et 1970 ont toujours
comporté, par mesure d'équité, des mesures transitoires offrant les mêmes
possibilités. D'autre part, le décret du 24 juillet
2003 modifiant certaines dispositions statutaires relatives
aux infirmiers de la fonction publique territoriale a accordé aux infirmiers
déjà en poste à la fonction publique territoriale ce qui était refusé aux
infirmiers de la fonction publique d'État, à savoir une reprise d'ancienneté
prenant en compte l'intégralité de la durée des services infirmiers accomplis
antérieurement. La FSU et le SNICS avaient demandé à monsieur le Premier
ministre l'introduction de mesures transitoires dans le décret n°
2003-695 et obtenu des engagements du Gouvernement sur ce
point. Or ces promesses n'ont de toute évidence pas été tenues
: les mesures catégorielles évoquées par le ministère de
l'éducation nationale dans le projet de loi de finances pour 2005 ne comportent
pas les dispositions promises. Ces dispositions sont pourtant très attendues
par la profession, d'autant plus que l'impact budgétaire est limité. En
conséquence, il souhaiterait des explications sur la non-tenue
des engagements du Gouvernement. Il lui demande quelles mesures il projette de
prendre afin de mettre fin à cette inégalité de traitement entre des agents
exerçant la même profession au sein de fonctions publiques différentes.